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Pas-de-Calais : mise en beauté du beffroi d'Aire-sur-La-Lys

Depuis de nombreuses décennies, le beffroi a perdu son aspect d’origine. La balustrade ajourée qui ceinturait la loge du guetteur, a d’abord été supplantée par un muret en ciment moulé, peint au silexore. En 1980, la volonté des Monuments historiques fut de remplacer cette balustrade « moderne » par un ouvrage de béton, pas plus esthétique. Depuis un peu plus de trois ans, la volonté conjointe de la municipalité et du comité de sauvegarde du monument, animé par MM. Aubert et Fournier, fut de lui rendre son aspect d’avant l’incendie de 1914. Le premier travail fut de nettoyer le beffroi des tonnes de fientes qui l’encombraient, de grillager toutes les ouvertures empêchant le retour des pigeons. Vint ensuite le remplacement des accès pour permettre des visites sécurisées de cet emblème du pouvoir civil. Depuis quelques mois, le beffroi s’est couvert d’un échafaudage et de bâches qui le soustraient à la vue.

 
Derrière, il y a des hommes, des tailleurs de pierre, des maçons qui travaillent pour que cet emblème de la ville, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, retrouve son lustre d’antan. Une balustrade a remplacé le muret qui se fissurait, faite d’une pierre venue d’Haims, dans le Poitou. La pose des pots à feu, avec les flammes et draperies, haut de 2,30 m et qui ornent chaque angle de la balustrade, se termine. Ils se devinent, leur pointe dépassant la structure métallique. « Bientôt, ils seront tout à fait visibles », assure Jean-Claude Dissaux.
 
Travail de fond
 
Dans la foulée, le campanile, qui fut la loge du guetteur jusqu’en 1914, va subir une cure de jouvence, grâce à des ardoises neuves venues d’Écosse, une isolation renforcée. Il faudra également remplacer les protections en plomb des corniches comme il fut nécessaire de changer les pièces de bois mangées par ce champignon vorace qu’est le mérule.
 
À l’issue des travaux, quand les visites reprendront, le public pourra sortir de la loge, en faire le tour comme le faisait le guetteur il y a un siècle et découvrir la ville, cinquante mètres plus bas.
 
C’est un travail de fond qui est réalisé sur le beffroi. À l’image de son côté nord, déjà réhabilité, les pierres malades de la tour seront remplacées par d’autres venues de Migné, également en région poitevine, les briques bénéficiant d’un gommage pour leur rendre un aspect proche de l’origine. Seule la balustrade coûte plus de 226 000 €.
 
« De nombreux dons de particuliers, d’entreprise, vont alléger la note, explique le maire. La fondation du patrimoine va participer à hauteur des dons, un élu a offert un peu de sa réserve parlementaire. » C’est ce qui ne sortira pas de la poche des Airois qui devront encore faire preuve de patience quelques mois pour découvrir une pièce prestigieuse de leur patrimoine qu’ils verront telle que l’ont appréciée leurs lointains ancêtres.

La Voix du Nord - 20/02/2014
 
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